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Pascal Obispo n'aime pas les étiquettes et savait déjà à la sortie de son album précédent Superflu : "Le prochain sera sûrement à dominante électronique". Il n'a pas menti.
La première impression à l'écoute de l'album "Soledad", c'est de percevoir la diversité des styles de ses compositions.
On passe de chansons pops franchement orientées à destination des ventes et du grand public (L'important, c'est d'aimer, Tue par amour à des chansons très intimistes - "du dedans" comme il les appelle - et anticommerciales au possible (Silence, Ce qu'on voit, Par absence).
L'album explore des couleurs musicales nouvelles pour l'artiste : trip-hop (Vivre ici), techno (Variations sur le même "tu manques"), latino (Soledad).
Côté voix, il a mis beaucoup mis en retrait sa voix de tête, déjà un peu abandonnée sur Surperflu.
Elle n'est réellement présente que sur le sublime Si et seul'ment seul qui reste dans l'esprit sur Plus que tout au monde et Un jour comme aujourd'hui, ses deux premiers cds.
Par contre, petit reproche, bizarrement, on dirait vraiment que Pascal Obispo ait besoin de "gueuler" (au sens propre) sa solitude ! (Si et seul'ment seul, Mon océan, L'important, c'est d'aimer, Neil Amstrong et Gagarine, Pas besoin de regrets). On s'y fait, mais ça surprend !
Côté instruments, Soledad garde les violons et les guitares qui ont fait le succès du chanteur mais ne nous sort pas pour autant une pale copie de ses opus précédents. Loin de là.
Côté textes, on a le plaisir de retrouver les auteurs de sa Tribu (Didier Golemenanas, Lionel Florence, Patrice Guirao) ainsi qu'une bonne surprise : Etienne Roda-Gil (Ce qu'on voit).
Poussé par eux, Pascal s'est décidé à s'impliquer un peu plus dans l'écriture, signe 6 titres et s'en sort honorablement bien (Silence, Par absence, Pas besoin de regrets...).
Pascal a donc gagné son pari. Soledad est un véritable album de variétés, dans le sens noble du terme ; d'une réelle originalité. Ce n'est pas "l'album de la maturité" comme on se plait à le dire quand on a rien à dire. C'est l'album d'un Grand de la chanson française, au même titre qu'un Jean-Jacques Goldman, à ne pas en douter.
Soledad ne quitte plus ma platine... avant le prochain ;)
Zennemi / 1999
Photo © William Sitruck/Epic
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Pascal Obispo
Soledad
Par Absence
Soledad
Tué par amour
Pas besoin de regrets
L'important c'est d'aimer
Vivre ici
Si et seul'ment seul
Ce qu'on voit, allée rimbaud
Neil Amstrong ou Gagarine
Mon océan
Silence
Variations sur le même "tu manques"
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